le troll

le troll
Dans la mythologie nordique, le troll est un être vivant dans les montagnes ou les buttes (bergtroll). C'étaient des ants incarnant les forces naturelles, au même titre que les Titans. Odin avait dû tuer Ymer, le géant dont il était né, pour assurer le règne des dieux et des hommes, selon un scénario rappelant la castration d'Ouranos par son fils Cronos et la victoire des dieux olympiens sur les Titans. Les trolls étaient desants qui avaient surgi du corps d'Ymer, ils symbolisaient donc les forces naturelles dans leur énergie élémentaire.

la christianisation

La christianisation de la Scandinavie a profondément diminué la taille des trolls et encore altéré la réputation de ces êtres qui étaient jadis plutôt considérés comme bêtes et naïfs que comme malfaisants. Comme l'Eglise n'arrivait pas à éliminer les croyances populaires, elle a fait du troll un être de petite taille (semblable à notre lutin ou korrigan) et surtout un monstre, souvent identifié à Satan dans les contes populaires. La mythologie scandinave a particulièrement bien résisté à l'hostilité chrétienne, et late païenne de midsommar (qui chez a échristianisée en "Saint-Jean") témoigne de la permanence de rites ancestraux. Avec l'effritement de l'influence luthérienne en Scandinavie, le troll a cesd'être considéré comme un monstre, sans pour autant retrouver sa grandeur ancestrale : c'est désormais une drôle de créature, à laquelle on attribue telle ou telle anecdote cocasse, qui sert à expliquer la présence d'une bizarrerie dans le paysage (rocher lancé par un troll, par exemple), ou dont on conte les aventures aux enfants.
En fr
ançais, le mot aurait dérivé en drôle, en conservant l'essentiel du sens imposé par le christianisme (le comique, la bêtise, ou la méchanceté).

"on ne se sort pas beaucoup"

Certains ne sortent jamais de leurs cavernes et l'on croit que ce sont les maîtres des Gobelins. Parfois, le promeneur solitaire peut les entendre grogner sous terre tandis qu'ils mijotent quelque méchant tour.Les Trolls apparaissent plutôt lors des nuits claires de lté nordique, quand le soleil se trouve au-dessous de l'horizon et que tout le pays repose dans le mystérieux silence du crépuscule. Les oiseaux ne chantent pas, le vent ne souffle pas et même les rivières et les cascades semblent couler plus calmement.

le deuil des Trolls

C'est alors que les Trolls apparaissent etdent dans la campagne. Ceux qui les ont vus errer sans but dans le silence disent que ce sont d'énormes créatures amorphes et informes. Selon certains, ils seraient en deuil de leurs lointains antres, les grands géants qui régnèrent sur la Scandinavie avant l'apparition des Ases.

Un troll dans les alentours

A l'occasion, les Trolls peuvent se montrer agressifs envers les hommes et rompre le cou

d
e celui qu'ils rencontrent dans leur promenade. D'autres fois, ils enlèvent des enfants endormis, mais personne ne sait pourquoi. Ils ont une influence désastreuse sur les animaux domestiques. Quand un Troll est dans les parages, la vache et le renne n'ont plus de lait, les chevaux ne veulent pas travailler,me les chiens et les chats vont se cacher.

un homme qui a vu un Troll ne sera plus jamais le même.

On dit qu'un homme qui a vu un Troll ne sera plus jamais le me. C'est pour cela qu' hommes et femmes répugnent à sortir au crépuscule, durant l'été, et s'assurent que leurs enfants sont bien au lit. Certains Trolls, très curieux, regardent par les fenêtres et tendent leurs bras maigres pour attraper des biens appartenant aux hommes. Afin d'être proté, il faut fermer les portes et les fenêtres, tirer les rideaux et dormir profondément jusqu'aux premiers rayons du soleil. Les Trolls ne s'attardent pas longtemps au soleil,
sinon ils sont changés en pierre.
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# Posté le lundi 03 avril 2006 05:30

Les gobelins

Les gobelins
Les créatures de la tradition légendaire

L
es gobelins sont des créatures fantastiques, issus du folklore et de la mythologie germanique. Il s'agit de la francisation du mot germanique kobold voir ce mot pour la description. Les gobelins sont une race de petits êtres taquins qui prennent souvent un aspect animal. Se sont les tentateurs du monde de la féerie mais tous les gobelins ne sont pas diaboliques. Ils se déclinent sous différents noms ; le frappeur, guidant les mineurs vers les filons d'étain dans les Cornouailles, le Kobolds, version germanique du frappeur se révélant moins serviable que ce dernier et encore le Wichtlein, issu d'Allemagne du sud qui est censé annoncer la mort des mineurs par trois coups.

Description du gobelin

Le
s goblins sont de petites créatures (~1m40 des bottes jusqula pointe des longues oreilles du style 'aile de chauve-souris') vivant dans les collines. Leur peau verte ne possède point de pilosimis à part à l'intérieur des oreilles. Avec la vieillesse, ceux-ci n'artent pas de pousser et on voit souvent les vieux goblins trébucher sur leurs poils blancs ou se les coincer dans les portes.
L
es doigts et le nez poussent aussi démesurément, ce qui oblige les gobelins à se les couper tous les matins comme on se raserait la barbe. On voit ainsi dans les villes une grande quantité de visages difrents avec nez en pointe, crochus, ronds et même imitation groin.Comme tous les esprits de la terre, ils ont forme humaine, mais aucun homme n'a cette expression de méchanceté dépravée et de ruse. Le sourire d'un Gobelin glace le sang. Le rire d'un Gobelin fait tourner le lait et tomber les fruits des arbres. Même une sorcre ne permettrait pas à un Gobelin de s'asseoir ps de son âtre. Sans en avoir vraiment peur, elle le considère comme un fau.
He
ureusement, leur capacité à faire le mal est limitée. A la différence de leurs lointains cousins les Gremlins, ils n'aiment pas les outils et les machines.
Leur nourriture est assez spéciale : comme leurs os sont constitués de roche, ils doivent en manger souvent pour ne pas casser comme du verre. A l'occasion, goûtez une soupe de granit ou un gratin de calcaire assaisonné au quartz, un régal !
Ils ont un caractère particulier. Ils sont renfrognés et grognons mais sont des amis fidèles (si vous réussissez à obtenir leur confiance, ce qui est très rare!).
D
ernier détail. Les gobelins sont tellement avares qu'ils sont généralement employés dans les banques.

"ce ne sont pas nos amis" !!!

Les Gnomes, les Lutins, les Gremlins, les Elfes et les Leprechauns détestent qu'on les
confonde avec les Gobelins. Les Fées se mettent en fureur lorsqu'on raconte que les Gobelins sont leurs amis.Ce sont tous des esprits de la terre, mais c'est la seule ressemblance qu'ils aient avec les Gobelins.
des passagers clandestins

Les Gobelins viennent de France, où ils sont entrés par une crevasse des Pyrénées.
Ils se sont vite répandus en Europe et pénètrent en Angleterre comme passagers clandestins d'un vaisseau viking. Les druides anglais les appelèrent Robin Gobelin, qui devint plus tard hobgobelin.

"on adore jouer des vilains tours"

I
ls peuvent faire tourner la chance ou provoquer des cauchemars en se glissant dans l'oreille d'un dormeur. Ils adorent jouer des tours, par exemple faire tomber les seaux de
lait, cacher les reufs des poules, souffler la suie des chemies, éteindre les bougies dans une maison hantée et changer les panneaux routiers.
Ils harcellent les chevaux dans lcurie ou dans les champs. Lorsqu'on voit un cheval souffler, piétiner ou se rouler par terre, on peut être sûr qu'il essaie de se débarrasser d'un Gobelin.Les Gobelins n'ont pas de maisons. Ils infestent les creux moussus des rochers

de véritables artistes

Les Gobelins sont doués pour le dessin, mais ils ne savent dessiner que les gargouilles, les serpents, les dragons et les basilics. Ils communiquent avec les mouches, les guêpes, les moustiques et les frelons ; en été, leur passe-temps favori est de diriger ces insectes vers des créatures à sang chaud, tels les humains et les chevaux, et d'observer ce qu'il se passe.

# Posté le lundi 03 avril 2006 05:15

ogres

ogres
Etymologie

On a longtemps prétendu que le terme ogre était une déformation de Hongrois, en rérence aux destruction commise par les Huns. Cette proposition a depuis été contestée, le terme roman pour designer ces derniers ne pouvant aboutir à cette transformation.

I
l en réalité est plus probable que ce terme découle du terme latin orcus(enfer, dieu de l'enfer), que l'on retrouve dans le terme italien orco.

Mythologie et folklore

Un des ogres les plus fameux est celui du conte de Charles Perrault : le Petit Poucet.
Un autre ogre, dont les aventures sont contées par Perrault dans le Chat bot, a le pouvoir, de prendre une forme quelconque. Le Chat Bot s'en débarrasse en le mettant au fi de se transformer en souris.
D
ans l'imaginaire breton, l'ogre géant est constructeur de galithes et de dolmens.
Les Ogres dans la mythologie

MONSTRES EFFRAYANTS, Les géants sont un thème récurrent de la mythologie. Leur
t
aille en fait des êtres terrifiants, mais ils sont souvent crits comme lents et stupides,
et l'on peut facilement déjouer leurs intentions. C'est le cas du Cyclope Polyphème, qui
cr
oit que le nom d'Ulysse, le héros de L'Odyse, est Personne, et qui hurle « Personne
m
e blesse » quand Ulysse lui crève son oeil unique. Nombre de catures primordiales
étaient des monstres, tel Ymer, le géant de glace scandinave.
Les Cyclopes voraces, pouvaient avaler des carcasses enlières en un seul repas.
Portait d'Ogres

Les Ogres sont dépeints comme des brutes géantes, hirsutes, inintelligentes et cruelles. Ils sont dangereux pour qui tombe entre leurs mains, mais il est assez facile de les duper. Le Chat Botté convaincra sans mal l'Ogre de se transformer en souris, ce qui lui laisse le loisir de l'avaler tout rond. Quant au Petit Poucet, il échange son bonnet de nuit et celui de ses frères contre les couronnes des filles de l'Ogre, ce qui conduira ce dernier à engloutir sa progéniture.

L
es Ogres n'ont qu'une obsession : manger de la chair fraîche. Leur met de prédilection sont, bien évidemment, les petits enfants. A la différence du Loup, qui dévore ses victimes crues, l'Ogre aime que la viande soit cuite et accommodée.
Le
s Ogres sont intégrés socialement (dans le Petit Poucet, il est marié et a sept filles) et occupent un rang relativement élevé (dans Le Chat Botté, l'Ogre vit dans un château). Ceci les rend d'autant plus à craindre.
Le
s Ogres peuvent être dotés de pouvoirs surnaturels : on l'a vu, dans le Chat Botté, il peut se transformer en animal. Dans le Petit Poucet, il peut parcourir rapidement de grandes distances grâce à ses bottes de sept lieues.
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# Posté le lundi 03 avril 2006 04:59

Les vampires au Japon et en Afrique

Les vampires au Japon et en Afrique
Les vampires au Japon se compare aux sucubes (démons femelles). Plus particulièrement à de jeunes filles vierges qui aps l'acte sexuel dévorent leur partenaire.
C
ontrairement à nos traditions ils ne se transforment pas en chauves-souris mais en renard qui, à la nuit tombée parcourt les chemins à la recherche de sa proie. Une fois la proie trouvée, le renard reprend son apparence de jeune fille, attirera l'insouciant et passera la nuit avec. Une fois l'acte sexuel accompli l'homme ne mourra pas tout de suite, il se sentira très fatigué et deviendra fou d'amour pour la jeune fille. Il reviendra sur les lieux de sa rencontre avec la jeune fille et perdra au fil des jours toute sa vitalité jusqu sa mort.Le vampire prend la forme d'une boule de feu qui, à la nuit tome, vient scraser auprès d'une jeune femme seule. Il se transforme ensuite en une jeune homme qui séduit sa victime avant de lgorger. La jeune femme perdra la vie pendant un an.
En Afrique, dans certaines tribus, on sacrifie une fois l'an une jeune fille qui, conduite par un sorcier,l'abandonne au fond de la forêt et est livrée à son propre sort. Si elle parvient à survivre aux fauves et à retrouver toute seule le village elle pourra être réingrée. En revanche si au bout de trois mois elle n'a pas rejoint le village et est retrou par les hommes de la tribu elle est enterrée vivante.

# Posté le dimanche 02 avril 2006 14:13

Erzsébet Báthory: la comtesse sanglante

Erzsébet Báthory: la comtesse sanglante
lorsqu'on parle de vampirisme on parle de la comtesse sanglante.
j'ai décidé après l'article
de Dracula d'en faire un sur elle.

La comtesse Erzsébet Bát
hory (1560 – 1614), aristocrate hongroise, compte au nombre des pires tueurs en série dont l'histoire ait gardé la trace. Pour son plaisir sadique, elle a fait torturer à mort entre 80 et 600 jeunes femmes (le chiffre varie selon les sources). Elle aurait bu leur sang et/ou se le serait fait verser dans sa baignoire comme un élixir de jouvence. Cette dernière version n'est pas soutenue par les actes contemporains de son procès en 1611.

Personnalité
Elisa
beth Bathory est née en 1560, d'une famille de sang royal comptant dans ses proches parents le prince de Transylvanie, Sigismond Bathory, un oncle qui devint roi de Pologne, des gouverneurs de province, de hauts magistrats, des évêques et un cardinal. Cette famille remontait très loin dans le temps et comptait un certain nombre d'aventuriers hongrois descendant probablement des Huns et qui s'étaient imposés par le sang et la violence, comme il était de règle à ces époques troublées où la Hongrie allait passer d'un paganisme pur et dur à un catholicisme très inféodé à Rome.

C'est dans cette atmosphère très particulière, encombrée de sortilèges et de traditions ancestrales venus d'ailleurs, que se déroula l'enfance d'Elisabeth Bathory, et cela explique certainement beaucoup de choses concernant le comportement et le mode de pensée de cette comtesse qu'il faut bien se résoudre à qualifier de "sanglante ".

Généalogie


Le nom Bathory est sans doute d'origine allemande. Le cl
an a trouvé son nom vers la fin du XIIIème siècle sous le règne de Ladislas IV, où un chevalier mérita pour sa bravoure le nom de Bator, soit "le courageux".
De cette suite
de portraits des Bathory se dégagent comme des émanations de folie. Les tares se transmettent, les Bathory souffrent de la goutte mais aussi d'un mal inconnu et étrange pour l'époque, l'épilepsie. Toute sa vie Erzébet se plaindra d'horribles maux de têtes .

Mon époux bien aimé, je vous
écris au sujet de mes enfants. Grâce à Dieu, ils vont bien mais Orsik à mal aux yeux et Kato a mal aux dents. Je vais bien, mais j'ai mal à la tête et aux yeux aussi.Depuis leurs origines, les Bathory se distinguent et forment un clan, d'un mystique qui traduisit la bible jusqu'à une comtesse se baignant dans le sang. Tous étaient tarés, cruel et luxurieux, fantasques et courageux, écrit Valentine Penrose, seule biographe de la comtesse.
Famille princière
de Transylvanie, descendance d'horreur dans une patrie où créatures de la nuit et vampires dansaient sur les cadavres des villageois Etienne Bathory, nommé prince de Transylvanie en 1571, réussit à devenir roi de Pologne le 10 juillet 1575 ; un règne de gloire et de conquêtes . Il reforma l'armée, créant la cavalerie polonaise pour contrer les attaques d'Ivan le terrible et mourut le 12 décembre 1586, épileptique...

Un autre oncle, Istvan, illettré, ment
eur, faux monnayeur, finit ses jours dans le délire :

Une
folie telle qu'il prenait l'été pour l'hiver et se faisait alors voiturier en traîneau, comme par temps de neige sur des allées couvertes de sable blanc.

Gabor Bathory
Gabo
r Bathory, cousin d'Erzébet fut Roi de Transylvanie en 1608, il se rendit célèbre pour ses débauches et son orgueil. Il commit l'inceste avec sa soeur Anna dont il eut deux enfants qui moururent avant l'âge de 12 ans . Il mourut le 27 octobre 1613, tué soit par ses ennemis, soit par une foule vengeresse.
Un second G
abor, célèbre pour ses crises de possession au cours desquelles il mordait.
Klara, ta
nte d'Erzébet, "cette folle qui prenait ses amants sur tous les chemins de Hongrie et jetait dans son lit les femmes de chambre" commente Valentine Penrose. Elle épuisa quatre maris et en assassina un en l'étouffant sous un oreiller. Vers la fin de sa vie, elle entretint un jeune homme à qui elle offrit un beau château, mais un pacha fit rôtir le profiteur à la broche, quant à Klara, elle finit violée par une garnison ; elle n'en serait pas morte, mais on la poignarda pour en finir.

Enfin signalons Andreas, le c
ousin d'Etienne qui fut tué à coups de hache au sommet d'un glacier.
Erzébet est i
ssue d'un mariage consanguin, Anna : sa mère, soeur d'Etienne Bathory épousa son cousin György Bathory dont elle eut quatre enfants : Istvan un fou sadique, Erzébet et enfin deux filles, Sophie et Claire.

L'époque


Famine et pest
e régnaient en maîtres, le péril turc était omniprésent, la Hongrie était un grenier qu'ils pouvaient piller à loisir .
Les pays
ans ne pouvaient aller travailler dans les champs qu'avec l'épée au coté et leur chevaux scellés pour s'enfuir en cas de nécessité. La guerre faisait rage, lors d'une défaite Hongroise, Soliman tint son divan sous une tente rouge où deux mille têtes coupées servaient de trophées ; ils y'avaient des têtes d'évêques, de riches mais celle du roi manquait, on ne la trouva qu'un peu plus tard dans un marais...
La so
rcellerie était omniprésente car elle est la fille de la crainte et de la misère. Elle trouvait en ce chaos les forces nécessaires pour grandir, pour prospérer et ainsi étendre les monstrueux tentacules de la superstition et de la folie.

la description

Les descript
ions qu'on possède d'Elisabeth Bathory, ainsi qu'un portrait qu'on en a conservé, nous la montrent d'une grande beauté : " les démons étaient déjà en elle ; ses yeux larges et noirs les cachaient en leur morne profondeur ; son visage était pâle de leur antique poison. Sa bouche était sinueuse comme un petit serpent qui passe, son front haut, obstiné, sans défaillance. Et le menton, appuyé sur la grande fraise plate, avait cette courbe molle de l'insanité ou du vice particulier. Elle ressemblait à quelque Valois dessiné par Clouet, Henri Ill peut-être, en féminin" Bref, quelque chose de mélancolique, de secret et de cruel.."

Jeunesse

On ne sa
it pas grand-chose sur la jeunesse et l'adolescence d'Elisabeth, sinon qu'elle se réfugiait souvent dans une solitude farouche. Par ailleurs, depuis son plus jeune âge, elle souffrait de maux de tête parfois intolérables qui la faisaient se rouler par terre. Était-ce de l'épilepsie ? Il semble plutôt qu'Elisabeth était en proie à des crises d'hystérie qu'il serait tentant d'assimiler à des crises de possession démoniaque.

Une mystérieuse maternité

On prête à Elisabeth plusieurs
aventures masculines avant son mariage et après son veuvage. Toute jeune, immédiatement après sa puberté, elle aurait eu une petite fille d'un paysan. Elle avait quatorze ans et elle était déjà fiancée à Férencz Nàdasdy, un comte appartenant à la meilleure noblesse hongroise, redoutable guerrier qui devint illustre et mérita, par la suite, le titre de " Héros noir de la Hongrie ". Il semble alors que, se trouvant enceinte, elle demanda à Ursula Nàdasdy, mère de son fiancé, laquelle était chargée de sa " protection ", la permission d'aller dire adieu à sa propre mère, Anna Bathory, accompagnée d'une seule femme en qui elle avait toute confiance.
L'usag
e voulait qu'Erzébet fut élevée par sa future belle mère, une femme pudibonde qui la privera de toutes les joies de l'enfance, l'assommant de saintes lectures et de prières.
Craignan
t le scandale et la rupture du mariage de sa fille, Anna Bathory aurait amené secrètement Elizabeth dans un de ses châteaux les plus éloignés, du côté de la Transylvanie, laissant courir le bruit que sa fille, atteinte d'une maladie contagieuse, avait besoin de repos et d'isolement absolus. Elle l'aurait alors soignée, aidée d'une femme venue du château familial de Csejthe et d'une accoucheuse qui avait fait le serment de ne rien révéler. Une petite fille serait née, à laquelle on aurait donné également le prénom d'Elizabeth et qui aurait été confiée, moyennant pension, à la femme de Csejthe qui avait accompagné sa fille.

Mariage

Les noces d'Elisabeth Bat
hory et de Ferencz Nàdasdy eurent lieu le 8 mai 1575. Elizabeth avait quinze ans, et son mari en avait vingt et un. L'empereur Maximilien de Habsbourg assista lui-même au mariage. Le roi Matthias de Hongrie et l'archiduc d'Autriche envoyèrent de somptueux cadeaux aux nouveaux époux qui s'en allèrent passer leur lune de miel dans le château de Csejthe, dans le district de Nyitra, région montagneuse du nord-ouest de la Hongrie, encore célèbre aujourd'hui par la qualité de ses vignobles, mais aussi pour ses châteaux forts en ruines, ses histoires de fantômes et ses traditions vivaces de vampires et de loups-garous.

Le séjour de Férenc
z Nàdasdy fut de courte durée, ses devoirs de combattant l'appelant à la guerre à travers toute la Hongrie et les pays avoisinants. Il laissa donc Elisabeth régner sur le château de Csejthe et sur les vastes domaines qui l'entouraient. Il est probable que la sensualité d'Elizabeth, fortement éveillée par son mari - qui lui fit d'ailleurs deux enfants - se sentit alors quelque peu frustrée. On lui prêta plusieurs intrigues amoureuses, mais sans lendemain, dont une avec un de ses cousins, le comte Gyorgy Thurzo, futur premier ministre de Hongrie et qui fut d'ailleurs, par la suite, son juge le plus sévère.

Le visiteur noir

Le seul tort du mari était d
'être trop souvent absent. Un jour de 1586 ou 1587, alors que Férencz Nàdasdy était en plein combat contre les Serbes, on raconte qu'arriva au château de Csejthe un grand jeune homme au teint cadavérique, nommé Cadevrius Lecorpus. Il était habillé de noir, avait de profonds yeux noirs et de longs cheveux noirs tombant jusqu'aux épaules. Lorsque les servantes de la comtesse racontèrent au village de Csejthe qu'il avait aussi des canines qu'elles jugeaient anormalement longues, plus personne ne douta qu'un vampire s'était installé au château, et les villageois n'allèrent plus se coucher sans avoir soigneusement barricadé leurs portes et leurs fenêtres avec des planches.

Cet
te histoire s'inscrit très bien dans le décor que suscite le personnage hors pair de la comtesse Bathory, mais elle est plus que suspecte. Toujours est-il qu'Elizabeth s'absenta pendant plusieurs semaines. Était-elle partie avec son " vampire " ? Les villageois murmurèrent, paraît-il, que la comtesse avait été littéralement " vampirisée " par le sombre inconnu.

Il es
t plus vraisemblable de croire que cet homme était une sorte de sorcier, ou de prêtre plein, qui initia Elizabeth à certaines pratiques magiques. Car elle ne faisait pas mystère de ses fréquentations auprès des mages, des sorcières et autres personnages, toujours féminins, qui officiaient dans les forêts, à l'abri des regards indiscrets.

Une mystérieuse visiteuse

Plus intrigante
est la relation entretenue réellement par Elizabeth Bathory elle etait lesbienne et aimait se faire toucher par de filles et se faire toucher par un penis avec une mystérieuse inconnue, dont personne ne savait le nom et qui venait voir Elizabeth, déguisée en garçon.

Une
servante avait dit à deux hommes, - ils en témoignèrent au procès -, que, sans le vouloir, elle avait surpris la comtesse seule avec cette inconnue, torturant une jeune fille dont les bras étaient attachés très serrés et si couverts de sang qu'on ne les voyait plus.

Ce n'
était pas une paysanne, mais une femme de qualité qui, sans être masquée, éprouvait le besoin de se travestir, sans doute pour éviter de se faire reconnaître. " Amie ignorée et intermittente, en tout cas, puisqu'à Csejthe on connaissait à peu près tout le monde appartenant à la contrée.

Veuvage et crimes

Férencz Nàd
asdy mourut en 1604.

De
venue veuve, Elisabeth semble n'avoir rien changé à son mode de vie. Les tortures qu'elle infligeait à ses servantes, elle les pratiquait depuis longtemps et son mari le savait parfaitement, considérant celles-ci comme de simples amusements de la part de sa femme.

L'un
des témoignages du procès est catégorique : à la question de savoir depuis combien de temps la comtesse maltraitait les jeunes filles, un témoin répond : "elle commença quand son mari était encore en vie, mais alors ne les tuait pas. Le comte le savait et ne s'en souciait guère".

Recherche de l'élixir de beauté

On raconte une curieuse an
ecdote sur la naissance de la fascination d'Elisabeth pour le sang qui coule : un jour qu'elle avait frappé une servante assez violemment pour la faire saigner du nez, parce qu'elle lui avait tiré les cheveux en la peignant, un peu du sang de la jeune fille tomba sur le poignet d'Elizabeth ; un peu plus tard, la comtesse crut remarquer que la peau de l'endroit où était tombé le sang était devenue plus blanche et plus douce que la peau environnante ; intriguée, elle se baigna le visage avec le sang d'une des victimes de ses orgies : son visage lui sembla rajeuni et revivifié par le traitement.

Le souci primordia
l d'Elisabeth Bathory, depuis son plus jeune âge, avait été sa beauté: elle avait une peur atroce de vieillir et de s'enlaidir. Il n'en fallait pas plus pour s'imaginer qu'elle pouvait infiniment préserver sa beauté grâce à du sang frais de jeunes filles, de préférence vierges, donc revêtues de cette aura magique que confère la virginité. "Le sang, c'est la vie !" mais pour Elisabeth, la vie, c'était la beauté et la jeunesse.

Elizabeth
Bathory passait son temps au château de Csejthe, faisant également de fréquents séjours à Presbourg et surtout dans la demeure qu'elle avait acquise à Vienne, non loin de la cathédrale, demeure qui semble avoir été marquée aussi par de sanglantes orgies.

Une équipe de sorcières

A Csejthe comme ailleurs,
Elizabeth était toujours accompagnée de sa nourrice Jo Ilona et de sa servante Dorottya Szentes, dite Dorko, deux femmes probablement sectatrices d'une de ces mystérieuses cohortes de sorcières avorteuses qui pullulaient encore dans les campagnes de l'Europe centrale. Il semble qu'elles aient été les principales pourvoyeuses de " chair fraiche " de la comtesse, en même temps que ses "agents d'exécution " quand il s'agissait de frapper, de saigner, puis d'enterrer les malheureuses victimes.

A
utour de ce duo infernal, il y avait un homme à tout faire, Ujvari johanes, dit Ficzko et une lavandière, Katalin Beniezky. Elizabeth vivait au milieu de cette troupe entièrement vouée à son service et à la satisfaction de ses instincts.

Un autre personna
ge vint bientôt compléter la sinistre troupe, une certaine Darvulia Anna. Il apparaît que Darvulia était une sorcière de la meilleure tradition, une magicienne noire qui connaissait des formules et des incantations sataniques et qui n'hésitait pas à procéder à des sacrifices humains pour obtenir l'aide des puissances démoniaques. Sans doute Darvulia Anna sut-elle convaincre Elizabeth Bathory, déjà quadragénaire mais toujours très belle, qu'elle connaissait les recettes infaillibles pour prolonger indéfiniment cette beauté.

Les "vaches à sang" de la comtesse

Il y avait aussi le perso
nnel " volant ", de belles jeunes filles dont elle faisait ses servantes, et parfois ses concubines, du moins tant qu'elle y trouvait une certaine nouveauté. Car ces " servantes " disparaissaient les unes après les autres, et il fallait bien que le " personnel permanent " se chargeât de renouveler un cheptel qui devait être toujours jeune et beau.

On prét
end même que la comtesse veillait à ce que ces jeunes filles retenues prisonnières fussent bien nourries et engraissées, car elle croyait que plus elles étaient dodues, plus elles avaient de sang dans les veines, et que plus elles étaient bien portantes, plus la vertu de ce sang était efficace. Plus que jamais, le sang était la vie: Elizabeth Bathory croyait-elle pouvoir échapper au vieillissement et à la mort, et gagner ainsi une éternelle jeunesse ? Il semble qu'il faille prendre très au sérieux cette conviction.

Les plus
belles filles de Transylvanie et de Hongrie, lorsqu'elles étaient repérées par les émissaires de la comtesse, prenaient le chemin du château de Csejthe. Tous les moyens étaient bons : menaces, intimidation, promesses d'argent, achat pur et simple dans certaines familles pauvres. Mais la plupart d'entre elles ne ressortaient jamais plus de la sinistre forteresse.

Supplices

On a probablement for
t exagéré les récits concernant les supplices infligés à ces innocentes jeunes filles par la comtesse Bathory et ses âmes damnées. Mais il en est de suffisamment établis pour se faire une idée de l'atmosphère malsaine et macabre qui régnait dans les souterrains du château de Csejthe.

Les filles ét
aient frappées avec violence. Certaines avaient le cou percé selon la plus pure tradition vampirique. D'autres étaient liées avec des cordes qu'on tordait ensuite afin qu'elles puissent s'enfoncer dans les chairs, ce qui permettait de leur ouvrir les veines et de faire jaillir le sang sur la comtesse.

On prétend mê
me qu'on remplissait parfois des baignoires de sang et qu'Elizabeth s'y baignait avec ravissement mais comme sa peau délicate ne supportait pas d'être essuyée avec des serviettes, ce sont d'autres filles qui devaient la débarrasser du sang en lui léchant tout le corps avec leurs langues. Celles qui, ne supportant pas une telle horreur, s'évanouissaient, étaient ensuite sévèrement châtiées avant de servir de victimes à leur tour.

Arrestation et procès

Rumeurs et enquête

Malgré les précautions
infinies prises par Elisabeth et ses complices, certaines personnes commencèrent à murmurer. Des rumeurs parvinrent jusqu'à la cour de Vienne et les autorités ecclésiastiques, sentant qu'il y avait sans doute des pratiques relevant de l'hérésie ou du paganisme, commencèrent à se livrer à de discrètes enquêtes.

Le ro
i Matthias de Hongrie décida de prendre l'affaire en main. Convaincu, par certains témoignages, que l'héritière des Bathory était coupable de crimes de sang, il ordonna une enquête qu'il confia au gouverneur de la province, lui-me cousin d'Elizabeth.

Le
gouverneur se rendit secrètement à Csejthe et s'informa auprès de certaines personnes de confiance, en particulier le curé qui, sans avoir l'intention de le publier de son vivant, avait rédigé un long mémoire dans lequel il signalait quantités de faits pour le moins troublants. L'envoyé du roi Matthias fut très vite édifié, et, lorsqu'il eut fait son rapport, le roi ordonna l'arrestation de la comtesse Bathory et tous ses complices. Et cette tâche, il la confia à un autre cousin d'Elisabeth, son premier ministre le comte Gyorgy Thurzo.

Arrestation

Le 29 décembre 1610,
à la tête d'une troupe armée et accompagné du curé de Csejthe et en présence des deux gendres d'Elizabeth Bathory, le comte Thurzo pénétra dans le grand château.

Ils découvrirent pl
usieurs douzaines de jeunes filles, d'adolescentes et de jeunes femmes. Certaines étaient affaiblies, presque complètement vidées de leur sang ; d'autres, dans un état d'hébétude totale, étaient encore intactes : c'était le bétail réservé aux prochaines orgies. Par la suite, on exhuma une cinquantaine de cadavres de jeunes filles dans les cours et les dépendances du château.

Elizabet
h Bathory ne se trouvait pas dans le château. Il est vraisemblable de penser qu'elle s'était retranchée dans son repaire constitué par le petit château, son domaine réservé où peu de gens avaient le droit de s'introduire. Lorsque le comte Thurzo se présenta devant elle, elle ne songea pas un seul instant à nier l'évidence. Aux accusations que lui porta légalement son cousin, la comtesse s'enferma dans un mutisme hautain.

Procès et condamnations

Le roi Matthias était décidé à alle
r jusqu'au bout, Gyorgy Thurzo et les membres des familles Bathory et Nàdasdy également, même s'ils craignaient de supporter les conséquences d'un étalage public des turpitudes de la comtesse. Il devait y avoir procès mais on prendrait soin de n'y point faire paraître la principale inculpée. On se rabattit sur l'entourage immédiat d'Elizabeth.

Matt
hias était résolu à condamner la comtesse à mort, quels que fussent ses liens avec l'illustre famille des Bathory.

Les principaux complices
, Jo Ilona, Ficzko, Dorko et Katalin Beniezky furent condamnés à la décapitation et exécutés.

Quant à la
comtesse Elizabeth Bathory, elle fut condamnée à être murée vive dans ses appartements privés du petit château de Csejthe : sous la surveillance des juges et du comte Thurzo, des maçons murèrent donc les fenêtres et les portes de ses appartements, ne laissant qu'une petite ouverture par laquelle on passerait tous les jours de l'eau et de la nourriture. Elizabeth Bathory se laissa enfermer sans prononcer une parole.

El
le vécut quatre ans dans la solitude et l'obscurité. Aux dires de ceux qui la virent dans son dernier sommeil, en dépit de son âge - très avancé pour l'époque - de cinquante-quatre ans, sa beauté était inaltérée.Elle mourut le 21 août 1614.

Le château de Csejthe est resté maudit. Il est aujourd'hui en ruines et on le dit hanté par la comtesse sanglante, qui continuerait de commettre ses crimes. Ces croyances persistantes font qu'elle est souvent considérée comme un vampire et non comme une femme cruelle obsédée par la vieillesse.
Elizabeth Bathory a empo
rté son secret dans la tombe, si tant est qu'elle ait réellement une tombe. Car les vampires, c'est bien connu, ne meurent jamais vraiment.
livre:

LA COMTESSE DE SANG : ERZEBETH BATHORY 1560-1614
PERISSET MAURICE

# Posté le dimanche 02 avril 2006 14:03